Sauvé ou guéri ? La foi de ne pas être guéri
Série "Sauvé vs. Guéri", POST 4
Une composante essentielle de notre chemin de guérison est la foi en Jésus-Christ. Et il y a une bonne raison pour laquelle le premier principe de l’Évangile est la foi, et non la connaissance.
David A. Bednar raconte1 l’histoire d’un jeune couple qu’il connaissait, dont le mari avait contracté un cancer sérieux. Lors d’une visite à l’hôpital, le mari lui demanda une bénédiction de santé, sa femme et lui plein de foi pour être guéris. Lors d’une conversation puissante, Elder Bednar lui posa alors la question :
John, avez-vous la foi pour ne pas guérir ? Si c’est la volonté de notre Père céleste que vous soyez transféré dans votre jeunesse, par la mort, au monde des esprits pour y poursuivre votre ministère, avez-vous la foi pour vous soumettre à sa volonté et ne pas guérir ?
Elder Bednar explique :
Fréquemment dans les Écritures, le Sauveur ou ses serviteurs ont exercé le don spirituel de guérison (voir 1 Corinthiens 12:9 ; D&A 35:9 ; 46:20) et ont discerné qu’une personne avait la foi pour guérir (voir Actes 14:9 ; 3 Néphi 17:8 ; D&A 46:19). Mais, tandis que John, Heather et moi discutions et débattions de ces questions, nous sommes progressivement parvenus à comprendre que, si la volonté de Dieu pour ce bon jeune homme était qu’il guérisse, cette bénédiction ne pourrait être donnée que si ce vaillant couple avait d’abord la foi pour ne pas guérir. En d’autres termes, John et Heather avaient besoin de vaincre, grâce au sacrifice expiatoire du Seigneur Jésus-Christ, la tendance de « l’homme naturel » (Mosiah 3:19) présent chez nous tous, à exiger avec impatience et à insister sans cesse pour obtenir les bénédictions que nous voulons et croyons mériter. Nous avons pris conscience d’un principe qui s’applique à tout disciple dévoué : une foi forte au Sauveur consiste à accepter de nous soumettre à sa volonté et à son calendrier à notre égard, même si l’issue n’est pas ce que nous espérions ou voulions.
Il ne s’agit pas de dire que le Seigneur décide arbitrairement de nous bénir ou de nous maudire, comme aurait pu finir par le penser Job. Il s’agit de faire preuve de patience alors que les bénédictions que Dieu souhaite déverser sur nous se mettent en place. Le discours d’Elder Bednar s’intitule « Accepter la volonté et le calendrier du Seigneur ». Travailler à obtenir les bénédictions promises tout en acceptant que ce que nous voulons ne nous sera peut-être pas donné sur l’heure fait parti du processus de sanctification, de développement en Adulte de Dieu.
Terryl et Fiona Givens écrivent2 :
Dans certains cas, la guérison viendra lentement ou de manière incomplète. Cependant, dans de tels cas, notre propre expérience de besoin non satisfait témoigne du fait que l'œuvre de guérison rédemptrice du Christ repose sur nous en tant que collaborateurs.
suite et fin dans le post suivant...
Articles en lien
- Articles dans la série "Sauvé ou guéri ?" :
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David A. Bednar, Accepter la volonté et le calendrier du Seigneur, mars 2013 ↩
-
All Things New, Fiona et Terryl Givens ↩