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2023

Comment puis-je devenir bon et cesser d’être mauvais ?

Ou : Mode d’emploi pour se détruire de l’intérieur...

Série sur l'homme naturel, POST 1

Ceci est le premier d’une série de 3 posts sur un verset d’écriture bien connu des mormons : Mosiah 3:19. Un résumé de ce verset du Livre de Mormon serait : l’homme naturel est ennemi de Dieu, à moins qu’il ne soit transformé par le Christ, ne se dépouille de son côté naturel, et ne devienne humble et semblable à un enfant, soumis à Dieu son père. Ce post traite d’un aspect problématique, le prochain sera sur un aspect ambiguë, et le dernier sur un aspect positif.

Peut-on se réjouir du malheur des autres ?

J’ai pensé à cette question lorsque quelqu’un a récemment mentionné le verset d’écriture suivant dans un discours : « quand Alma entendit cela … il regarda avec une grande joie ; car il voyait que leurs afflictions les avaient réellement rendus humbles, et qu’ils étaient prêts à entendre la parole » (Alma 32:6). Alma est un prophète qui voit venir à lui des gens d’une strate « inférieure » de la société, qui ont l’air de souffrir. Je me suis interrogé sur son premier réflexe. J’avais toujours lu cette réaction comme une réjouissance justifiée d’un homme qui voit qu’il va pouvoir aider son prochain. Mais cette fois-ci je l’ai lue un peu différemment...

"Le Monde" peut-il comprendre l'engagement spirituel ?

Ou : encore une fausse dichotomie...

Dans un article paru l’année dernière1, un apôtre raconte l’histoire de ses ancêtres danois, un couple avec des jeunes enfants qui, suite à leur conversion, décident d’émigrer aux États-Unis pour rejoindre l’appel du prophète de se rassembler. Ils quittent une ferme prospère et une vie confortable, s’engageant dans un voyage dangereux. Au cours de la traversée de l’Atlantique, comme d’autres passagers, le père succombe au virus de la rougeole. Tragique. L’apôtre interroge, « est-ce que ça en valait la peine ? », et répond aussitôt « je suis certain que le monde répondrait que non. » Hein ?!?

Adam, Eve et le patriacat

Pour parler de patriarcat, rien de tel qu’une petite question choc : « pourquoi Dieu a-t-il créé Ève ? » C’est par cette question qu’un homme a commencé son témoignage au pupitre. Et honnêtement, je ne me souviens plus précisément de ce qu’il a dit après (si ce n’est que c’était dans la même veine), tellement la question m’a interpelée. C’était comme si les éléments d’un puzzle s’assemblaient dans ma tête. J’ai réalisé que tout le système patriarcal vient probablement de cette histoire.

Focalisé sur des choses sans importance ?...

Aujourd’hui, on parle de jugement hâtif (et, quelque part, encore d’aveuglement...). Dr Seuss, auteur américain de livres pour enfants, raconte l’histoire de deux créature (des Zax), dont l’une va vers le nord et l’autre vers le sud. Comme il s’avère qu’elles sont sur le chemin l’une de l’autre, elles s’arrêtent, insistent pour que l’autre la laisse passer, s’entêtent et restent là à se chamailler (suffisamment longtemps pour qu’on construise une ville autours d’eux).

Une histoire pour enfants rigolote pleine de rimes et de jeux de mots. Sauf que la conclusion qu’en tirait la personne que j’ai entendu raconter l’histoire était : « souvent, on reste focalisé sur des choses sans grande importance. » Comment dire… Bah non en fait !

Les mots ne peuvent pas exprimer...

Parlons d'une forme d'aveuglement volontaire

On entend parfois « les mots ne peuvent pas exprimer... ». Souvent c’est associé à une expérience, à des sensations complexes ressenties par une personne. J’ai récemment entendu une jeune femme employer ce type d’expression pour décrire, ou plutôt ne pas décrire, une expérience spirituelle qu’elle avait eu. « Je ne peux pas décrire ce que j’ai ressenti à ce moment-là, c’était tellement fort ! » Alors oui et non.

Petites réflexions en vrac sur la perfection / le perfectionnisme

  • Se focaliser sur la perfection et l’obéissance exacte permet de garder une illusion de contrôle. J’obéis et je fais tout ce que je dois faire, du coup je maîtrise mon futur (je serai sauvé) et contrôle dans une certaine mesure les bénédictions et la protection divines que je reçois. J’ai ainsi l’impression d’être protégé de l’incertitude, du hasard, de la mauvaise fortune, et de l’inconnu.
  • Faire de son mieux est l’alternative classique. Tout le monde sait qu’on ne peut pas être parfait, mais il faut faire de son mieux. Cependant si on ne fait pas attention, le perfectionnisme qu’on avait chassé par la porte peut rentrer par la fenêtre. Quel est mon maximum ? Comment je sais si je l’atteins ? Je devrais sans doute en faire plus, au cas où je n’ai pas atteint mon maximum… Une limite incertaine et qu’on peut rehausser à loisir est-elle tellement meilleure qu’une limite infiniment haute ?