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2024

Faut-il toujours choisir un camp ?

Série Guerre et Paix, POST 1

Il y a quelque temps, j’ai vu la citation suivante sur les réseaux sociaux :

« Arrêtez de prétendre que « ne pas choisir de camp » serait une vertue. C’est un privilège. »

Cela m’a semblé partiellement vrai, mais également simpliste. Ne pas choisir de camp peut également être une manière de faire face à des difficultés. De plus, ce n’est pas parce que cela peut être un privilège que cela ne peut pas être une vertu. Les gens ont tendance à penser en termes de « soit l’un, soit l’autre », mais les deux choses ne s’excluent pas mutuellement. J’ai partagé mon avis en exprimant qu’on a besoin de gens, qu'ils soient privilégiés (auquel cas bien sûr c'est plus facile) ou non, qui ne choisissent pas de camp et essayent de créer un espace intermédiaire où les gens peuvent se parler et se comprendre. Si tout le monde choisit un camp (souvent opposé), tout le monde se fait la guerre…

Pression et essoufflement : quand la religion en demande beaucoup

On en remet une couche

Pour faire écho à cet article publié il y a quelques années1, il y a quelque temps j’ai partagé sur les réseaux sociaux le post d’un ami. Il y partageait ses expériences et ressentis d’enfant et d’adolescent au sein de son église, et la pression qu’il avait ressenti pour être parfait, faire toujours mieux, et se repentir constamment. Les réactions à ce post ont été pour le moins intéressantes...

Comment déformer l’expérience d’une personne pour la faire coller à son système de croyance (2/2)

Suite du débat autours de David Archuleta

Série Homophobie et Conservatisme, POST 2

Voici à présent les réactions en rapport plus direct avec David Archuleta, son expérience et ses choix. Pour le contexte et l’importance de prendre en compte l’expérience des autres avant de plaquer son système de croyance, voir post précédent.

Comment déformer l’expérience d’une personne pour la faire coller à son système de croyance (1/2)

Retour sur le débat autours de David Archuleta

Série Homophobie et Conservatisme, POST 1

J’ai posté il y a quelques semaines un article1 concernant la nouvelle chanson de David Archuleta2, chanteur pop américain. Il s’agissait d’une interview dans laquelle il revenait sur son expérience en tant que gay ayant grandi dans le mormonisme, de sa séparation avec le mouvement, et les conséquences sur sa relation avec sa mère (objet de la chanson). Cet article a suscité beaucoup de réactions, des débats parfois houleux (mais, avec un peu d’aide, plutôt respectueux).

À quel moment est-on trop « woke » ?

Ou : équilibrer la rationalité avec l’empathie

Lorsque vous débattez avec une personne au sujet de quelque chose qui les affecte plus que vous, rappelez-vous que cela aura un impact émotionnel beaucoup plus important sur eux que sur vous. Pour vous, cela peut sembler être un exercice académique. Pour eux, c’est comme s’ils partageaient leur douleur et qu’ensuite vous rejetiez leur expérience et parfois leur humanité. Le fait que vous puissiez rester plus calme dans ces circonstances est une conséquence de votre privilège, et non pas d'une objectivité accrue de votre part. Restez humble.

Les prophètes peuvent-ils se tromper ?

Série sur les dirigeants, POST 5

Je me suis vraiment demandé si j’allais faire ce post. Est-ce que ça ne risque pas d’augmenter la polarisation que je cherche justement à assouplir ? Finalement j’ai décidé qu’il était important de parler du sujet, même si c’est imparfait, même si ce n’est pas complètement neutre (après tout, qui peut l’être ?). Bon, attachez vos ceintures.

Sommes-nous des moutons ?

Ou : Les limites de l’analogie du berger

Série sur les dirigeants, POST 4

Dans l'Église LDS, on utilise beaucoup l’analogie du berger et des brebis pour illustrer le type de service qu’on est encouragé à se rendre les unes aux autres. Le rôle de dirigeant est basé sur cette notion de service. Beaucoup d’encouragements et de discours d’autorités générales se focalisent sur cet aspect. Dans les termes d’Esaïe, « Fortifiez les mains languissantes, et affermissez les genoux qui chancellent » (Esaïe 35:3).

Devrais-je juste ne rien dire ?

Ou : Pourquoi refuser de critiquer n’est pas une si bonne idée que ça…

Série sur les dirigeants, POST 3

Après avoir partagé mon impression (confirmée depuis par plusieurs personnes) que les dirigeants sont parfois mis sur un piédestal, et une conséquence qu’est le syndrome du super-héros, je voudrais parler à présent du problème de la critique. Pourquoi a-t-on tendance à critiquer ses dirigeants, ou à ne pas le faire ? Dans quels cas est-ce pertinent ? Et surtout, comment bien le faire ? Comme vous allez le voir, pour moi dans l’église le problème est double : niveau quantité, il y a à la fois pas assez de critique et trop de critique, et niveau qualité, eh bien c’est pas terrible.

Buzz l’Eclair, à la rescousse !

Ou : Le syndrome du super-héros et ses deux conséquences : burn-out et gourou

Série sur les dirigeants, POST 2

Une des grandes difficultés dans le rôle de dirigeant dans mon église, et spécialement les rôles de dirigeants de prêtrise locaux (Épiscopats / Présidences de pieu), c’est ce que ces positions demandent des personnes, et les attentes qui se développent par rapport à ces rôles. Pour ceux qui ne connaissent pas vraiment le mormonisme, on peut résumer ainsi : avec pas ou peu de formation, on attend souvent d’un évêque qu’il soit un gestionnaire, un dirigeant d’entreprise, un conseiller conjugal, un psychothérapeute, un expert du développement humain, un sexologue et un expert en résolution de conflits, tout ça avec le bon dosage d’amour et de poigne.

Être président ? Oui s’il-vous-plaît / Non merci

Ou : les angles morts du rôle de dirigeant (religieux et plus si affinité)

Série sur les dirigeants, POST 1

J’ai récemment réfléchi au rôle de dirigeant ecclésiastique, particulièrement celui de dirigeant haut placé dans mon église. Tout en respectant les personnes ayant ces positions et l’aide qu’elles apportent, j’ai pensé à un certain nombre de problèmes sociologiques et angles morts liés à ces positions, et dont j’aimerais parler.