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Relations

Adam, Eve et le patriacat

Pour parler de patriarcat, rien de tel qu’une petite question choc : « pourquoi Dieu a-t-il créé Ève ? » C’est par cette question qu’un homme a commencé son témoignage au pupitre. Et honnêtement, je ne me souviens plus précisément de ce qu’il a dit après (si ce n’est que c’était dans la même veine), tellement la question m’a interpelée. C’était comme si les éléments d’un puzzle s’assemblaient dans ma tête. J’ai réalisé que tout le système patriarcal vient probablement de cette histoire.

Focalisé sur des choses sans importance ?...

Aujourd’hui, on parle de jugement hâtif (et, quelque part, encore d’aveuglement...). Dr Seuss, auteur américain de livres pour enfants, raconte l’histoire de deux créature (des Zax), dont l’une va vers le nord et l’autre vers le sud. Comme il s’avère qu’elles sont sur le chemin l’une de l’autre, elles s’arrêtent, insistent pour que l’autre la laisse passer, s’entêtent et restent là à se chamailler (suffisamment longtemps pour qu’on construise une ville autours d’eux).

Une histoire pour enfants rigolote pleine de rimes et de jeux de mots. Sauf que la conclusion qu’en tirait la personne que j’ai entendu raconter l’histoire était : « souvent, on reste focalisé sur des choses sans grande importance. » Comment dire… Bah non en fait !

« Pourquoi ? » n’est pas toujours une bonne question...

Ou : chercher des raisons aux épreuves

Ce matin, dans un très beau discours sur l’adversité, une phrase a attiré mon attention. Après avoir relaté les épreuves subies par les victimes des camps de concentration ou de la guerre en Ukraine, l’oratrice a dit « Après tout ça, je ne sais toujours pas pourquoi les épreuves arrivent ».

Pourquoi. C’est la grande question, non ?

Sauvé ou guéri ? L'amour pour nos semblables

Série "Sauvé vs. Guéri", POST 5

Finalement, notre lien avec nos semblables est vital dans cette manière rétablie de voir Dieu. La vision traditionnelle d'un Dieu "jaloux" qui demande qu'on l'aime par dessus tout a souvent conduit à la notion que tout autre attachement terrestre (y compris relationnel) pouvait nous empêcher d'atteindre Dieu et son paradis. Les Givens écrivent1

La peur d'aimer sa famille ou d’autres proches plus que Dieu a longtemps imprégné la culture chrétienne. Le rétablissement revisite cette longue tradition. Jésus a nommé l'amour de Dieu en premier dans la hiérarchie des commandements célestes, suivi de l'amour des autres (Matt 22:38-39). Cependant, quand Hénoc demande à Dieu le Père en pleurs la cause de ses larmes, sa réponse a trois dimensions étonnantes.

Sauvé ou guéri ? La foi de ne pas être guéri

Série "Sauvé vs. Guéri", POST 4

Une composante essentielle de notre chemin de guérison est la foi en Jésus-Christ. Et il y a une bonne raison pour laquelle le premier principe de l’Évangile est la foi, et non la connaissance.

David A. Bednar raconte1 l’histoire d’un jeune couple qu’il connaissait, dont le mari avait contracté un cancer sérieux. Lors d’une visite à l’hôpital, le mari lui demanda une bénédiction de santé, sa femme et lui plein de foi pour être guéris. Lors d’une conversation puissante, Elder Bednar lui posa alors la question :

John, avez-vous la foi pour ne pas guérir ? Si c’est la volonté de notre Père céleste que vous soyez transféré dans votre jeunesse, par la mort, au monde des esprits pour y poursuivre votre ministère, avez-vous la foi pour vous soumettre à sa volonté et ne pas guérir ?

Sauvé ou guéri ? Repenser l'obéissance

Série "Sauvé vs. Guéri", POST 3

Comment bénéficier de ce pouvoir guérisseur ? Nos parents célestes nous ont donné des indications, des règles à suivre : l’Évangile de Jésus-Christ. Y obéir nous permet de guérir mais également d’éviter de blesser et d’être blessé. Cependant, le pourquoi de l’obéissance aux commandements et à l’Évangile est lui aussi en danger d’interprétation pénale.

"Lorsque nous obtenons une bénédiction quelconque de Dieu, c’est par l’obéissance à cette loi sur laquelle elle repose" (D&A 130:21)

Sauvé ou guéri ? Un changement de paradigme

Série "Sauvé vs. Guéri", POST 2

Les Givens écrivent1 :

Une théologienne éminente a suggéré que le christianisme a un gros problème avec son utilisation historique des analogies juridiques et criminelle comme modèle de théologie de l'expiation. Elle suggère que la «guérison» pourrait être plus appropriée en tant que concept clé. Ce concept de guérison ne marquerait pas une innovation, mais plutôt une correction de l'analogie lamentable de Calvin de l'humanité à "un pauvre criminel avec une corde autour du cou". Cela nous ramènerait à une croyance essentielle de l’église chrétienne primitive : l'humanité est blessée et l'expiation est la guérison.

Sauvé ou guéri ? Le paradigme pénal

Série "Sauvé vs. Guéri", POST 1

Pendant de nombreuses années, le docteur Gabor Maté a été docteur dans un ghetto de Vancouver, au Canada, avec des toxicomanes comme patients réguliers. Dans son livre sur l'addiction1, il nous fait découvrir la réalité de la vie misérable de ces gens, leurs habitudes néfastes mais extrêmement difficiles à changer, et leur passé difficile rempli de sévices de toutes sortes. Il montre comment le développement du cerveau et de la personnalité souffre dans de telles conditions, et comment les addictions se développent.

Puis, il fait ce commentaire très juste :

Comment mettre les gens en boite

Ou : les étiquettes spécifiques à l'église (appels, dignité et statut familial)

J'ai fait un discours ce matin dans ma congrégation et j'ai oublié de mentionner un point important, donc je vais le faire ici Pour resituer le contexte, le thème qu'on m'avait donné était "comment puis-je toucher le cœur des autre par mes paroles ?". En réfléchissant sur ce sujet de "toucher le cœur" je me suis rendu compte que ça parlait des relations, de proximité avec l'autre, de vivre quelque chose à son contact (et ici l'autre peut être une personne ou Dieu !).

"Regardez comme ma vie est cool"

Ou : A quel point devrions-nous afficher ce pour quoi nous sommes reconnaissants ?

Le président de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, Russell Nelson, a partagé il y a quelques jours un message d'espoir et de réconfort en ces temps troublés1. Comme beaucoup, j'ai été touché par cette invitation à nous focaliser sur la gratitude, à compter les choses qui font que notre vie est plus belle. J'ai l'intention de suivre cette invitation simple.

Cependant, j'ai pensé à une ornière dans laquelle nous pouvons tomber.