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Relations

Je l'enlève, ce clou, ou je ne l'enlève pas ?

Ou : faire cohabiter le "rester avec" et le "réparer"

Connaissez-vous ce clip vidéo1 ? Un couple discute. La femme tente d'expliquer la douleur qu'elle ressent. L'homme lui fait remarquer qu'elle a un clou planté dans le front. Si elle voulait juste l'enlever... La femme lui reproche de vouloir toujours "réparer" les choses et ne se sent pas écoutée. L'homme prend sur lui et fait preuve d'empathie. La femme se sent mieux, ils s'embrassent. Mais ce faisant, l'homme heurte le clou et la dispute recommence.

Peut-on être vraiment soi-même au sein d'un groupe ?

Ou : parvenir à "l'unité de la foi" - on n'y est pas encore...

Un des axes de tension les plus fondamentaux dans la condition humaine est celui qui oppose appartenance et individualisation. D'un côté, il y a l'attirance du groupe, le désir d'être accepté, de se sentir appartenir, de se sentir en sécurité ou plus fort à plusieurs, quitte à sacrifier une partie de notre liberté et de notre identité. De l'autre, il y a le désir d'émancipation, de singularisation, l'envie de suivre sa propre voie et ses propres questions, de grandir de sa propre manière, quitte à s'écarter du groupe et du soutien qu'il apporte.