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C'est plus compliqué que ça

Etape 2 : cuire à feu vif en remuant

Ou : Réponses à des questions sur les modes de croyances

Série sur l'homme naturel, POST 4

Suite à des commentaires très pertinents sur mon post récent sur les modes de croyance, voici un peu de rab’ afin de préciser certaines choses. Merci à ceux qui commentent, ça m’aide à préciser et développer ma pensée Si vous n’avez pas lu l'article précédent (ou écouté le podcast 1), faites-le avant, c’est un peu nécessaire pour savoir de quoi je parle.

Peut-on encore exprimer sa gratitude publiquement ?

Réaction à un réel insta de Valerie Hamaker, hôte de l’excellent podcast Latter Day Struggle 1. Valerie réfléchit sur la question « Puis-je exprimer de la gratitude publiquement ? Ou bien cela ne va-t-il pas toujours heurter une minorité ? » (on est ici dans un contexte religieux, tel que discours, témoignages, discussions en groupe, etc). Elle y partage l’idée que oui, si on exprime de la gratitude pour des choses que l’on a, on va toujours se poser à part des gens qui n’ont pas cela, ce qui peut poser un problème si de nombreuses personnes rendent témoignage de la même chose (exemple : si tous les gens en couple ou avec des enfants expriment sans arrêt de la reconnaissance pour les membres de leur famille, cela exclu les personnes seules).

Soit j’ai raison, soit tu as tord

Ou : De la valeur de l’humilité et de l’ouverture d’esprit

Série sur l'homme naturel, POST 3

Troisième volet de la série sur Mosiah 3:19. Aller, fini la critique (enfin quasiment), je vais vous parler d’une idée fulgurante qui m’est venue à propos de ce verset alors que j’étudiais… les modes de croyances ! « Mais c’est-ce que c’est que cette bête-là ? » allez-vous peut-être me demander. Pour des explications détaillées, je vous invite à écouter l’épisode du très excellent podcast Brebis Perdue où j’en parle avec mon amie Chloé 1. Je vais quand même vous faire un petit récap’ ici, petite tartine mais qui vaut le coup, et la conclusion est stylée (mais je suis biaisé héhé).

« Il faut bien manger sa soupe pour bien grandir »

Ou : D’un Dieu infantilisant à un Dieu relationnel

Série sur l'homme naturel, POST 2

Cette fois, focus sur un point ambiguë de Mosiah 3:19 : la soumission. « L’homme naturel est ennemi de Dieu… à moins qu’il … ne devienne semblable à un enfant, soumis, doux, humble, patient, plein d’amour, disposé à se soumettre à tout ce que le Seigneur juge bon de lui infliger, tout comme un enfant se soumet à son père. » Bien que la soumission à Dieu semble une bonne idée à la base, à quel moment est-ce que ça devient problématique ?

Comment puis-je devenir bon et cesser d’être mauvais ?

Ou : Mode d’emploi pour se détruire de l’intérieur...

Série sur l'homme naturel, POST 1

Ceci est le premier d’une série de 3 posts sur un verset d’écriture bien connu des mormons : Mosiah 3:19. Un résumé de ce verset du Livre de Mormon serait : l’homme naturel est ennemi de Dieu, à moins qu’il ne soit transformé par le Christ, ne se dépouille de son côté naturel, et ne devienne humble et semblable à un enfant, soumis à Dieu son père. Ce post traite d’un aspect problématique, le prochain sera sur un aspect ambiguë, et le dernier sur un aspect positif.

Peut-on se réjouir du malheur des autres ?

J’ai pensé à cette question lorsque quelqu’un a récemment mentionné le verset d’écriture suivant dans un discours : « quand Alma entendit cela … il regarda avec une grande joie ; car il voyait que leurs afflictions les avaient réellement rendus humbles, et qu’ils étaient prêts à entendre la parole » (Alma 32:6). Alma est un prophète qui voit venir à lui des gens d’une strate « inférieure » de la société, qui ont l’air de souffrir. Je me suis interrogé sur son premier réflexe. J’avais toujours lu cette réaction comme une réjouissance justifiée d’un homme qui voit qu’il va pouvoir aider son prochain. Mais cette fois-ci je l’ai lue un peu différemment...

"Le Monde" peut-il comprendre l'engagement spirituel ?

Ou : encore une fausse dichotomie...

Dans un article paru l’année dernière1, un apôtre raconte l’histoire de ses ancêtres danois, un couple avec des jeunes enfants qui, suite à leur conversion, décident d’émigrer aux États-Unis pour rejoindre l’appel du prophète de se rassembler. Ils quittent une ferme prospère et une vie confortable, s’engageant dans un voyage dangereux. Au cours de la traversée de l’Atlantique, comme d’autres passagers, le père succombe au virus de la rougeole. Tragique. L’apôtre interroge, « est-ce que ça en valait la peine ? », et répond aussitôt « je suis certain que le monde répondrait que non. » Hein ?!?

Adam, Eve et le patriacat

Pour parler de patriarcat, rien de tel qu’une petite question choc : « pourquoi Dieu a-t-il créé Ève ? » C’est par cette question qu’un homme a commencé son témoignage au pupitre. Et honnêtement, je ne me souviens plus précisément de ce qu’il a dit après (si ce n’est que c’était dans la même veine), tellement la question m’a interpelée. C’était comme si les éléments d’un puzzle s’assemblaient dans ma tête. J’ai réalisé que tout le système patriarcal vient probablement de cette histoire.

Focalisé sur des choses sans importance ?...

Aujourd’hui, on parle de jugement hâtif (et, quelque part, encore d’aveuglement...). Dr Seuss, auteur américain de livres pour enfants, raconte l’histoire de deux créature (des Zax), dont l’une va vers le nord et l’autre vers le sud. Comme il s’avère qu’elles sont sur le chemin l’une de l’autre, elles s’arrêtent, insistent pour que l’autre la laisse passer, s’entêtent et restent là à se chamailler (suffisamment longtemps pour qu’on construise une ville autours d’eux).

Une histoire pour enfants rigolote pleine de rimes et de jeux de mots. Sauf que la conclusion qu’en tirait la personne que j’ai entendu raconter l’histoire était : « souvent, on reste focalisé sur des choses sans grande importance. » Comment dire… Bah non en fait !

Les mots ne peuvent pas exprimer...

Parlons d'une forme d'aveuglement volontaire

On entend parfois « les mots ne peuvent pas exprimer... ». Souvent c’est associé à une expérience, à des sensations complexes ressenties par une personne. J’ai récemment entendu une jeune femme employer ce type d’expression pour décrire, ou plutôt ne pas décrire, une expérience spirituelle qu’elle avait eu. « Je ne peux pas décrire ce que j’ai ressenti à ce moment-là, c’était tellement fort ! » Alors oui et non.